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« Si le monde comprend que les palestiniens ont le droit de
vivre dans un Etat sans juifs pourquoi ne pourrions nous pas vivre dans un Etat juif sans arabes ? ». C'est ce que déclarait Avigdor Lieberman, nouveau ministre israélien des Afaires stratégiques, à un journal britannique. Phrase choquante pour la pensée dominante, phrase qui provoque un
mini - scandale ce matin à Jérusalem, phrase raciste pour certains.
En Israël, quelques réactions suffisent à le comprendre : "La ministre de l'Education Yuli Tamir a déclaré que selon
elle, un Etat juif et démocratique se devait de donner une place aux minorités. Pour
Ahmed Tibi, parlementaire de la Liste arabe unie et vice président de la Knesset, cet "appel à la
purification ethnique [notion inexacte en vérité puisque ni les Druzes, ni les travailleurs étrangers ne sont visés, et pour cause, ils ne gênent nullement le modèle expliqué] doit être condamné
par l'ensemble de la classe politique"." Et Olmert
qui rajoute «Je suis pour
l'égalité des droits pour tous les citoyens ».
Et pourtant, quelque chose
gêne. Voici celui qu'on dit être le leader du nationalisme juif le plus virulent, un ancien du Likoud, ministre des Infrastructures nationales sous Sharon,
qui démissionne de son poste en 2002 pour politique "trop molle", le voici qui prend pour cadre de référence, un cadre supra - national, pour organiser la politique nationale. Curieux non? Ou classique diront d'autres! Il en a toujours été ainsi!
Le nationalisme n'est qu'une xénophobie dissimulée! Bien.
Shukry(ancien chanteur arabe israélien assez populaire, que vous écoutez en ce moment).
Est-cela que l'on veut? Y renoncer serait renier l'héritage des
lumières? C'est loin d'être sûr! Les lumières ont développé l'image de la nation, certes, mais aussi celle de l'universalisme, celle de la libération des peuples, mais aussi celle de leur responsabilisation, et même de leur développement, de leur rationalisation. Certes,
tout n'a pas été rose. A nous de retenir les erreurs du passé.
-Gellner(Ernest), Nations et nationalismes, Paris : Payot, 1994
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